MO5 Thomson

Thomson MO5

Le Thomson MO5 est un micro-ordinateur français 8 bits commercialisé en juin 1984. Destiné au marché familial et à l’initiation à l’informatique, il devient l’une des machines les plus emblématiques de la micro-informatique française des années 1980.
Équipé d’un processeur Motorola 6809E à 1 MHz, de 48 Ko de mémoire vive au total et d’un affichage 320 × 200 pixels en 16 couleurs, le MO5 propose également un crayon optique en option.
Sa place dans l’histoire dépasse cependant largement ses caractéristiques techniques. À partir de 1985, des dizaines de milliers de MO5 sont installés dans les établissements scolaires dans le cadre du plan Informatique pour tous. Pour toute une génération d’élèves français, il devient ainsi l’un des premiers ordinateurs rencontrés à l’école. Ce fut d’ailleurs mon cas, en classe de 5e.


Caractéristiques techniques du Thomson MO5

Élément Caractéristique
Commercialisation 1984
Processeur Motorola 6809E à 1 MHz
Architecture 8 bits
Mémoire vive 48 Ko au total : 32 Ko de RAM générale + 16 Ko réservés à l’affichage
Mémoire morte 16 Ko de ROM contenant notamment le moniteur et le BASIC
Affichage texte 40 colonnes × 25 lignes
Graphismes 320 × 200 pixels
Couleurs 16 couleurs fixes, avec deux couleurs maximum par zone horizontale de 8 × 1 pixels
Son Sortie sonore 1 bit ; possibilités supplémentaires par extension
Langage intégré MO5 BASIC 1.0, dérivé du Microsoft BASIC
Stockage Cartouches Mémo5, lecteur de cassette externe, lecteurs de disquette externes en option
Crayon optique Option, connecteur dédié
Vidéo Sortie RVB par prise Péritel
Autres extensions Manettes de jeu, imprimante, extension mémoire, contrôleurs de disquette et autres périphériques

Un micro-ordinateur français pour le marché familial

Le MO5 apparaît dans un marché qui évolue très rapidement. Au début des années 1980, les micro-ordinateurs familiaux se multiplient et des machines comme le ZX Spectrum, le Commodore 64 ou bientôt l’Amstrad CPC 464 se disputent le marché européen.

Thomson possède déjà une première expérience avec le TO7, lancé en 1982. En 1983, le groupe crée la SIMIV, ou Société internationale de micro-informatique et de vidéo, chargée notamment des activités de micro-informatique grand public. Elle est surtout connue commercialement sous le nom de Thomson Micro-Informatique.

En 1984, Thomson renouvelle sa gamme avec deux machines : le TO7/70 et le MO5. Ce dernier adopte un positionnement plus accessible et plus compact, destiné notamment aux familles et aux utilisateurs découvrant l’informatique.

Il est important de préciser que le MO5 n’a pas été créé pour le plan Informatique pour tous. Il est déjà commercialisé plusieurs mois avant l’annonce du plan, présenté par le gouvernement le 25 janvier 1985. Son adoption massive par l’Éducation nationale va cependant profondément marquer son histoire.


Le Motorola 6809E au cœur du MO5

Le MO5 utilise un Motorola 6809E cadencé à 1 MHz.

Le 6809 est un microprocesseur 8 bits relativement évolué pour son époque. Il dispose notamment de plusieurs registres 16 bits et de modes d’adressage particulièrement riches, ce qui en fait un processeur apprécié pour la programmation en langage machine.

Il ne faut cependant pas en déduire que le MO5 est particulièrement rapide. Les performances réelles dépendent de l’ensemble de l’architecture, notamment de la mémoire et du système vidéo.


48 Ko de RAM, mais seulement 32 Ko de mémoire générale

Les caractéristiques du MO5 sont parfois présentées de deux manières différentes : certaines documentations indiquent 48 Ko de RAM, tandis que d’autres parlent de 32 Ko.

Les deux chiffres décrivent en réalité la même machine.

Le MO5 dispose physiquement de :

  • 32 Ko de RAM générale, utilisée notamment par les programmes et leurs données ;
  • 16 Ko de mémoire vive réservée à l’affichage vidéo.

On obtient donc au total 48 Ko de mémoire vive, dont 32 Ko sont disponibles pour l’espace de travail général de la machine.

À cela s’ajoutent 16 Ko de ROM, contenant notamment le moniteur système et l’interpréteur BASIC.

Cette distinction explique pourquoi certaines fiches techniques de l’époque annoncent 32 Ko alors que les descriptions modernes indiquent souvent 48 Ko.


Un BASIC disponible dès l’allumage

À la mise sous tension, le MO5 affiche directement :

MO5 BASIC 1.0 — © Microsoft 1984

Contrairement au TO7, qui nécessite une cartouche BASIC, le langage est donc directement présent dans la ROM du MO5.

L’utilisateur peut commencer immédiatement à programmer en BASIC, ce qui correspond parfaitement au positionnement éducatif et familial de la machine.

Le MO5 possède également un connecteur pour les cartouches Mémo5. Lorsqu’une cartouche de programme est insérée, elle peut se substituer au BASIC résident et permettre le lancement direct du logiciel.


Un affichage 320 × 200 en 16 couleurs

Le MO5 affiche une image de 320 × 200 pixels et peut utiliser 16 couleurs.

Cette capacité est cependant soumise à une contrainte caractéristique des premiers ordinateurs Thomson : chaque zone horizontale de 8 × 1 pixels ne peut utiliser que deux couleurs différentes.

La mémoire vidéo est organisée en deux parties de 8 Ko. L’une décrit la forme des pixels tandis que l’autre contient les informations de couleur.

Ce système permet d’obtenir une définition relativement élevée tout en limitant la quantité de mémoire nécessaire, mais il impose des contraintes aux graphistes et aux programmeurs.

Le MO5 propose également un affichage texte de 40 colonnes sur 25 lignes.


Une sortie vidéo adaptée aux téléviseurs français

Le MO5 dispose d’une sortie RVB par prise Péritel.

Dans la France des années 1980, ce choix est particulièrement pratique : le micro-ordinateur peut être relié directement à de nombreux téléviseurs couleur sans nécessiter un moniteur informatique spécifique.

Le signal RVB fournit également une image plus nette que les connexions par modulation radio utilisées par certains micro-ordinateurs de la même époque.


Un système sonore très simple

Les capacités sonores intégrées du MO5 sont modestes. La machine dispose essentiellement d’une sortie sonore 1 bit, adaptée aux bips, effets simples et mélodies rudimentaires.

Des extensions permettent toutefois d’aller plus loin. L’interface Musique et Jeux ajoute notamment les connexions pour deux manettes et un convertisseur numérique-analogique 6 bits utilisable pour produire un son plus élaboré.

Le MO5 reste néanmoins très en retrait sur le plan sonore face à des machines disposant de circuits spécialisés, comme le Commodore 64.


Cartouches et cassettes pour stocker les programmes

Comme la plupart des micro-ordinateurs familiaux du début des années 1980, le Thomson MO5 ne possède aucun support de stockage intégré. Une fois la machine éteinte, le contenu de sa mémoire vive disparaît : il faut donc disposer d’un moyen permettant de conserver les programmes et les données.

Thomson prévoit principalement deux solutions accessibles au grand public : les cartouches Mémo5 et les cassettes magnétiques. Des lecteurs de disquette externes viendront compléter ces possibilités.

Les cartouches Mémo5

Le MO5 dispose d’un connecteur permettant d’insérer des cartouches de programme Mémo5. Elles contiennent directement le logiciel en mémoire morte et présentent un avantage important : il n’est pas nécessaire d’attendre le chargement d’un programme depuis une cassette.

Lorsqu’une cartouche est installée, elle peut prendre la place du BASIC résident dans l’espace mémoire de la machine. La documentation Thomson précise d’ailleurs que la cartouche doit être insérée ou retirée ordinateur éteint.

La cartouche est pratique, mais la cassette reste beaucoup plus adaptée pour enregistrer ses propres programmes et constitue également un support largement utilisé pour commercialiser des logiciels.

La cassette : un support économique mais lent

Le principe est proche de celui d’une cassette audio : les données numériques sont transformées en signaux enregistrés sur une bande magnétique. Pour retrouver un programme, le lecteur doit ensuite parcourir la bande jusqu’à l’emplacement où il a été enregistré.

L’accès est donc séquentiel. Contrairement à une disquette, il n’est pas possible d’accéder immédiatement à n’importe quel fichier : il faut positionner la bande au bon endroit puis attendre le chargement.

Le Guide du MO5 recommande d’utiliser des cassettes de bonne qualité, destinées à l’informatique, et de ne pas dépasser une durée de 60 minutes. Le support lui-même reste une cassette magnétique classique ; c’est en revanche le lecteur et son interface avec l’ordinateur qui sont spécifiques au MO5.

Cassette du logiciel Pulsar 2 pour Thomson MO5, Loriciels 1984

Cassette du logiciel Pulsar 2 pour Thomson MO5, édité par Loriciels en 1984.
Photo : Sébastien Inion – HistoireInformatique.info — CC BY 4.0

Cette cassette de Pulsar 2 illustre bien la manière dont un logiciel pouvait être distribué à l’époque. L’étiquette indique même directement la commande à utiliser pour le chargement. Sur le MO5, la documentation utilisateur explique la procédure : placer la cassette dans le lecteur, lancer la lecture puis entrer la commande de chargement correspondante depuis le BASIC.

Un lecteur-enregistreur spécifique au MO5

Le MO5 ne se contente pas d’une entrée audio permettant de brancher n’importe quel magnétophone. Thomson commercialise un périphérique dédié appelé Lecteur-Enregistreur de Programmes, souvent abrégé LEP.

Le lecteur est relié au MO5 par son interface spécifique. Il permet aussi bien de charger un programme depuis une cassette que d’enregistrer sur bande un programme présent dans la mémoire de l’ordinateur.

Les données sont transférées à environ 1 200 bauds. Cette vitesse paraît aujourd’hui extrêmement faible : charger plusieurs dizaines de kilo-octets peut demander plusieurs minutes. Le compteur mécanique visible sur le lecteur aide alors l’utilisateur à retrouver approximativement la position d’un programme sur la bande.

Lecteur-enregistreur de programmes Thomson MK 50-090 pour MO5

Lecteur-enregistreur Thomson MK 50-090, destiné au chargement et à l’enregistrement des programmes sur cassette avec les ordinateurs de la gamme MO.
Photo : Sébastien Inion – HistoireInformatique.info — CC BY 4.0

Le MK 50-090 montre bien que le périphérique est conçu comme un véritable élément de l’environnement Thomson : touches de lecture, avance et retour rapide, fonction d’enregistrement et compteur permettant de noter la position d’un programme sur la cassette.

Thomson commercialise également le MK 50-050. Malgré une présentation très différente, sa fonction reste la même : lire et enregistrer les programmes sur cassette pour les machines de la famille MO. Les documentations Thomson répertorient bien les deux références parmi les lecteurs-enregistreurs de programmes de la gamme.

Leur conception est en revanche sensiblement différente. Le MK 50-050, noir et compact, dispose de sa propre mécanique, de son électronique et d’une alimentation intégrée. Le
MK 50-090, de couleur claire, adopte un boîtier et une architecture interne différents.

Lecteur-enregistreur de programmes Thomson MK 50-050 pour MO5

Lecteur-enregistreur Thomson MK 50-050, autre modèle de lecteur de cassette compatible avec la gamme MO.
Photo : Sébastien Inion – HistoireInformatique.info — CC BY 4.0

Un format incompatible avec les ordinateurs TO

La présence de lecteurs de cassette chez plusieurs ordinateurs Thomson ne signifie pas que les supports soient interchangeables. Le système d’enregistrement employé par le MO5 est différent de celui des TO7 et TO7/70.

Un programme enregistré pour un MO5 ne peut donc pas simplement être chargé sur un TO7 à l’aide de son lecteur de cassette. Cette séparation illustre une caractéristique importante des premières gammes Thomson : malgré l’utilisation de technologies communes, les familles MO et TO ne constituent pas une plateforme totalement compatible.

De la cassette à la disquette

La cassette reste attractive parce qu’elle est simple et peu coûteuse, mais ses limites deviennent rapidement évidentes : temps de chargement important, accès séquentiel et nécessité de repérer manuellement la position des programmes.

Thomson propose donc également des contrôleurs et lecteurs de disquette externes. Selon les périodes et les configurations, la gamme peut utiliser des lecteurs 5¼ pouces, puis 3½ pouces, ainsi que le système Quick Disk.

Ces périphériques sont plus coûteux qu’un lecteur de cassette, mais ils changent profondément l’utilisation de la machine : l’accès aux fichiers devient beaucoup plus rapide et il n’est plus nécessaire de faire défiler une bande magnétique pour retrouver un programme.


Le crayon optique : emblématique, mais proposé en option

Le crayon optique est probablement le périphérique le plus immédiatement associé aux ordinateurs Thomson.

Contrairement à une idée fréquente, il n’est pas fourni de série avec le MO5 destiné au grand public. Il est proposé séparément. Une offre publiée dans Science & Vie Micro à la fin de 1984 indique par exemple un prix de 200 francs pour ce périphérique.

Le MO5 possède néanmoins dès l’origine l’électronique et le connecteur nécessaires à son utilisation. Le crayon contient notamment un phototransistor capable de détecter le passage du faisceau lumineux d’un écran cathodique afin de déterminer la position pointée.

Il peut ainsi être utilisé dans des logiciels de dessin ou des applications éducatives.

Dans les configurations scolaires du plan Informatique pour tous, la situation est différente : les postes MO5 des nanoréseaux sont justement prévus avec un crayon optique. Cette utilisation massive dans les écoles explique probablement pourquoi beaucoup d’anciens élèves se souviennent du crayon comme s’il faisait partie intégrante de la machine.


1985 : le MO5 entre massivement dans les écoles

Le plan Informatique pour tous est présenté le 25 janvier 1985 par le Premier ministre Laurent Fabius.

Son objectif est considérable : installer environ 120 000 micro-ordinateurs supplémentaires dans les établissements scolaires et former rapidement les enseignants à leur utilisation.

Le MO5 prend une place majeure dans ce programme. À l’automne 1985, les commandes annoncées comprennent notamment environ 75 000 MO5 et 24 000 TO7/70.

Le MO5 et le nanoréseau

Dans de nombreux collèges et écoles, les MO5 ne fonctionnent pas de manière totalement isolée. Ils sont intégrés dans un nanoréseau.

Une configuration scolaire typique comprend plusieurs postes MO5 reliés à un micro-ordinateur professionnel jouant le rôle de serveur. La documentation du plan prévoit notamment des ensembles de six MO5, accompagnés de moniteurs, d’une imprimante et d’un serveur.

Les MO5 des nanoréseaux reçoivent également une extension mémoire de 64 Ko et un crayon optique.

Le serveur peut distribuer des programmes aux postes des élèves, ce qui facilite considérablement l’administration d’une salle informatique à une époque où chaque machine ne dispose pas nécessairement de son propre lecteur de disquette.

Les élèves utilisent alors des langages comme le BASIC ou Logo ainsi que de nombreux logiciels pédagogiques.


Le MO5 était-il compatible avec le TO7 et le TO7/70 ?

Le MO5 et les ordinateurs de la famille TO partagent plusieurs éléments techniques, notamment le processeur Motorola 6809 et des principes d’affichage proches.

Il ne faut cependant pas en conclure qu’ils sont entièrement compatibles.

Le MO5 n’est pas compatible logiciel avec le TO7 et le TO7/70 de manière générale. L’organisation de la mémoire, la ROM, les périphériques et certaines adresses matérielles diffèrent.

De nombreux éditeurs commercialisent donc des versions spécifiques de leurs logiciels pour les familles MO et TO, même lorsqu’un même titre existe sur les deux machines.


Quel était le prix du Thomson MO5 ?

Le prix du MO5 varie selon les périodes, les distributeurs et les ensembles proposés avec lecteur de cassette ou logiciels.

À l’automne 1984, des publicités de revendeurs proposent l’unité centrale MO5 à environ 2 390 francs.

Ce positionnement relativement abordable fait partie de la stratégie de Thomson : le MO5 doit pouvoir concurrencer directement les micro-ordinateurs familiaux étrangers présents sur le marché français.

Les périphériques doivent toutefois être ajoutés au prix de la machine. Le crayon optique, par exemple, est alors vendu environ 200 francs.


Du clavier gomme au clavier mécanique

Les premiers MO5 se reconnaissent immédiatement à leur clavier en caoutchouc noir, souvent appelé « clavier gomme ».

Thomson fait ensuite évoluer la machine avec une version dotée d’un clavier mécanique, plus confortable pour une utilisation régulière.

Une série limitée blanche associée au footballeur Michel Platini utilise notamment ce type de clavier et est commercialisée avec plusieurs périphériques et logiciels.


MO5E, MO5NR et MO6 : des machines différentes

Le succès du MO5 donne naissance à plusieurs modèles dont les appellations peuvent prêter à confusion.

Le MO5E apparaît comme une version destinée principalement à l’exportation. Il reprend l’architecture du MO5 tout en adoptant un boîtier différent, un clavier mécanique et plusieurs interfaces supplémentaires selon les versions.

Le MO5NR est beaucoup plus particulier. Malgré son nom, il ne s’agit pas simplement d’un MO5 auquel Thomson aurait ajouté une prise réseau. Son architecture est largement dérivée du MO6, avec davantage de mémoire et des capacités graphiques plus évoluées, intégrées dans un boîtier proche de celui du MO5E avec une interface nanoréseau.

Le MO6, commercialisé en 1986, constitue quant à lui le véritable successeur grand public du MO5. Il passe notamment à 128 Ko de RAM et propose des capacités graphiques nettement plus avancées.


Pourquoi le Thomson MO5 reste important

Le MO5 n’est ni le micro-ordinateur le plus puissant de 1984 ni celui qui connaîtra le plus grand succès international.

Sa place dans l’histoire de l’informatique française est pourtant particulière.

Il représente d’abord la tentative d’un grand groupe industriel français de construire une gamme nationale de micro-ordinateurs familiaux face à Sinclair, Commodore, Amstrad et aux autres constructeurs internationaux.

Il devient surtout, grâce au plan Informatique pour tous, un objet scolaire extrêmement visible. Pour beaucoup d’élèves des années 1980, les mots BASIC, crayon optique, nanoréseau ou informatique scolaire restent directement associés au petit ordinateur noir de Thomson.

Cette dimension explique pourquoi le MO5 occupe aujourd’hui encore une place importante dans les collections de micro-informatique ancienne et dans la mémoire de toute une génération d’utilisateurs français.


Repères chronologiques

  • 1983 : Thomson crée la SIMIV, Société internationale de micro-informatique et de vidéo.
  • Mai 1984 : Science & Vie Micro publie un essai du nouveau MO5.
  • Juin 1984 : commercialisation du Thomson MO5.
  • 1984 : le MO5 est proposé autour de 2 390 F sur le marché français.
  • 25 janvier 1985 : présentation du plan Informatique pour tous.
  • 1985 : installation massive de MO5 dans les établissements scolaires et les nanoréseaux.
  • 1985 : apparition du MO5E.
  • 1986 : le MO6 succède au MO5 dans la gamme grand public.

Pour aller plus loin

Les micro-ordinateurs Thomson: MO5, TO7, TO8

Plongez dans les années 1980, lorsque les micro-ordinateurs Thomson faisaient leur entrée dans les écoles françaises.
Redécouvrez ces machines mythiques — MO5, TO7, TO8 — à travers leur histoire, leurs usages pédagogiques, leurs spécificités techniques (cassette, crayon optique, BASIC…), et surtout, les souvenirs qu’elles ont laissés dans nos mémoires.

Entre nostalgie, explications accessibles, documents d’époque et activités pratiques, ce livre est une invitation à revisiter une époque où l’informatique était encore un eldorado à explorer.

Les micro-ordinateurs Thomson

Télécharger gratuitement le livre

Pour prolonger cette découverte de la micro-informatique française, je propose gratuitement Les micro-ordinateurs Thomson : MO5, TO7, TO8 — histoire, usages et souvenirs d’une révolution française, un ouvrage consacré à la naissance de la gamme Thomson, à ses machines emblématiques, à leurs particularités techniques et à leur place dans l’enseignement, notamment lors du plan Informatique pour tous.

Thomson MO5 Sébastien Inion
Thomson MO5 Sébastien Inion

Pour celles et ceux qui préfèrent le confort du papier, le livre est également disponible en version imprimée sur Amazon.


La version papier sur Amazon

 


Sources

  • André Deledicq, Le Guide du MO5, CEDIC, 1984.
  • Michel Oury, Le Manuel technique du MO5, CEDIC-Nathan, 1985.
  • Thomson, notices et documentation des périphériques MO5 : crayon optique, lecteur-enregistreur de programmes et extensions.
  • Science & Vie Micro, n°6, mai 1984, essai du Thomson MO5.
  • Science & Vie Micro, n°10, octobre 1984, publicités et tarifs du MO5.
  • Science & Vie Micro, n°12, décembre 1984, configurations MO5 et crayon optique.
  • Premier ministre / Ministère de l’Éducation nationale, Informatique pour tous, 1985.
  • Association Enseignement Public et Informatique (EPI), documents contemporains sur les configurations du plan Informatique pour tous.
  • Antoine Miné, documentation technique du pilote MESS du Thomson MO5.

Photo de couverture : Sébastien Inion – HistoireInformatique.infoCC BY 4.0.

Publications similaires

  • Amstrad CPC 664

    Commercialisé en mai 1985, l’Amstrad CPC 664 apparaît moins d’un an après le CPC 464. Il reprend l’essentiel de l’architecture de son prédécesseur, mais abandonne son lecteur de cassettes intégré au profit d’un lecteur de disquettes 3 pouces. Cette évolution peut sembler modeste, mais elle transforme profondément l’usage quotidien de la machine. Les programmes se…

  • KIM-1

    Commercialisé au début de 1976 par MOS Technology, le KIM-1 est l’un des micro-ordinateurs monocartes les plus importants des débuts de la micro-informatique. Vendu 245 dollars, déjà assemblé et équipé du nouveau microprocesseur MOS 6502, il possède seulement 1 Ko de RAM, six afficheurs LED et un clavier hexadécimal. Conçu à l’origine pour apprendre et…

  • Micral N

    Le Micral N occupe une place particulière dans l’histoire de la micro-informatique. Conçu en France au sein de la société R2E et livré à son premier client en janvier 1973, il est généralement reconnu comme le premier micro-ordinateur commercial construit autour d’un microprocesseur. Cette précision est importante. Le Micral N n’est pas le premier petit…

  • Amstrad CPC 6128

    Le Amstrad CPC 6128, lancé en 1985, représente l’aboutissement de la première génération des micro-ordinateurs CPC. Il conserve le processeur Zilog Z80A et l’architecture générale de ses prédécesseurs, mais apporte deux améliorations importantes : 128 Ko de mémoire vive et un lecteur de disquettes 3 pouces intégré. Le CPC 6128 n’est donc pas fondamentalement plus…

  • |

    Apple II

    L’Apple II est un micro-ordinateur 8 bits conçu principalement par Steve Wozniak et commercialisé par Apple Computer en 1977. Présenté au public lors de la première West Coast Computer Faire, il associe dans un même boîtier un clavier, une carte mère, une alimentation, des capacités graphiques en couleur et un interpréteur BASIC disponible dès l’allumage.Contrairement…

  • Amstrad CPC 464

    L’ordinateur familial vraiment « prêt à l’emploi » L’Amstrad CPC 464 est le premier micro-ordinateur commercialisé par la société britannique Amstrad. Lancé au Royaume-Uni en juin 1984, puis distribué en France à partir de septembre 1984, il devient rapidement l’une des machines emblématiques de la micro-informatique européenne. Son succès repose moins sur une révolution technologique…